Mes doigts se sont nouaient à ceux tachetés du père d’Aelis, qui souriait d’une joie sénile. Le vieillard sent la cire d’abeille, la soupe aux pois et son haleine le chou bouilli, mais peu importait. Elle a osé embrasser mon bel oncle George, le seul homme que j’aurais peut-être aimé, alors qu’elle savait… Il fallait répondre de cette trahison !
— J’accepte, my lord.
Je me hisse sur la pointe de mes pieds, je tends les lèvres et j’écrase ma bouche contre celle du vieux. Il embrasse comme un chien mouillé. Derrière lui, Aelis est muette d’horreur.
C’est une belle journée.

