[ Fanfic-OneShot ] THE BOONIES : Checkup


À cause de sa consommation d’alcool abusive lors de cette soirée étudiante, la dernière chose dont Chuck arrivait à se souvenir était d’avoir vomi dans son chapeau de cow-boy. Se rappelant cet épisode de manière très claire, il baissa la tête avant de constater que son chapeau fétiche, qu’il tenait coincé entre ses cuisses, était effectivement rempli à ras bord d’un mélange de chips pâteux ainsi que d’un liquide mousseux. À la simple vue sur cette mixture puante, Chuck eut une nouvelle remontée gastrique involontaire, ce qui lui brûla l’entièreté de l’œsophage et ensuite, il eut bien du mal à déglutir pour enlever ce goût horrible, qui lui titillait à présent le fond de la glotte. Même avec les fenêtres grandes ouvertes, l’odeur de l’alcool était beaucoup trop présente pour partir d’un coup de baguette magique, preuve s’il en était de la quantité astronomique que Chuck avait ingurgitée pendant la soirée.

Reprenant peu à peu ses esprits, Chuck remarqua enfin où il se trouvait : assis sur la banquette arrière de la voiture de Teddy, avec Holly comme passagère, qui filait à toute berzingue sur une route sinueuse du désert texan de Boone. Chuck ne se souvenait pas comment il était arrivé là ni où ils allaient, mais il s’en fichait. Le seul truc qui l’intéressait, à cette heure matinale, c’était de savoir quand sa tête allait arrêter de lui faire mal à cause de ce qu’il avait consommé. De plus, le bruit des roues du véhicule sur l’asphalte ne l’aidait pas à se sentir mieux, car cela rendait le son assourdissant pour les passagers à l’intérieur.

Néanmoins, par moments, Chuck parvenait à se faire entendre pour se plaindre sur son état. Celui-ci déblatérait âneries sur âneries et ses mots se mélangeaient alors qu’il luttait pour former des phrases cohérentes. Malgré son ivresse inquiétante, Teddy et Holly ne pouvaient s’empêcher de sourire de certaines des choses ridicules qui sortaient de sa bouche. Objectivement, il était d’une débilité à faire peur, à faire douter même de l’intelligence humaine, et quand un spécimen d’une telle idiotie était bourré, c’était mille fois pire ! En effet, la combinaison de sa limitation d’esprit et de l’alcool consommé ne faisait pas spécialement bon ménage lorsqu’elle mijotait dans le ventre de Chuck. Or, c’était ce que Chuck préférait par-dessus tout… Bien que complètement torché, Chuck avait vécu en effet tellement de cuites au cours de son cursus d’étudiant qu’il savait parfaitement comment gérer ce phénomène physiologique.

Se calant d’abord la tête entre les deux sièges avant, Chuck posa ensuite son menton sur l’épaule de la place du mort. Son nez était alors tout contre la longue chevelure brune de Holly. La langue pendante, comme un chien à demi-mort de fatigue, de là où il se tenait, Chuck ne tarda pas à avoir une vue dégagée sur le vertigineux décolleté que proposait la robe coccinelle de la jeune femme. Ni une ni deux, comme il s’y attendait à chaque fois qu’il plongeait son regard dans les décolletés toujours profonds de son amie, Chuck sentit brusquement qu’il allait beaucoup mieux.

Il faut dire que les seins de Holly avaient souvent cet effet salvateur sur les personnes. Effectivement, la poitrine de son amie d’enfance avait une grosseur parfaite et elle ne faisait pas que faire tourner la tête à Chuck ; elle faisait tourner la tête à l’ensemble des étudiants de la Boone High School, et autant aux garçons qu’aux filles. Ainsi, les yeux perdus dans son décolleté hallucinant, Chuck savoura cet instant magique comme si c’était la première fois qu’il la détaillait.

Même si le jeune homme n’était pas que bourré, mais était, disons-le crûment, torché jusqu’au dernier degré, et même avec ses yeux vitreux et flous, complètement shootés, il parvenait toutefois à se rendre compte à quel point Holly était devenue super sexy avec ses deux beaux globes laiteux. Sa beauté avait effectivement pris du galon quand la puberté avait toqué à la porte de son corps ; elle avait gonflé ses mamelons jusqu’à leur donner une forme fort appétissante.

S’octroyant alors un petit plaisir coupable, Chuck ne chercha même pas à se montrer discret et puis, de toute façon, Holly était parfaitement consciente de ses atouts exceptionnels, que lui avait gentiment donné Mère Nature ; même si elle l’avait pris en flagrant délit, il y a fort à parier qu’elle ne lui aurait sans doute rien dit. Car sinon, pourquoi exhiber sa poitrine au vu et au su de tout le monde, en portant des robes amples au décolleté en V, si elle ne voulait pas qu’on regarde ? En effet, il ne se passait pas un seul jour sans qu’elle ne s’habille de façon aguichante. Aujourd’hui encore, ses seins généreux débordaient allègrement de son décolleté ; ce qui était tout bonnement une invitation gratuite et ouverte à la jouissance oculaire. Ce que Chuck voyait en ce moment même semblait être des fruits mûrs à point, prêts à être cueillis à tout instant, et il était affamé ! Sa couleur de peau oscillant entre le rose chewing-gum et le blanc laiteux, sa poitrine ressemblait presque à un yaourt aux fruits rouges. Autant dire que le fait de voir ces deux mets succulents à portée de main et de bouche lui donnait une faim de loup.

De même, en regardant la respiration de Holly qui faisait monter et descendre sa poitrine, Chuck ne souhaitait pas autre chose que de s’abreuver de l’air frais qu’elle gardait et rejetait tour à tour. Que n’aurait-il donné à cet instant précis pour blottir son visage entre ses deux collines et introduire son nez dans le sillon qui les séparait pour y humer l’odeur paradisiaque qui s’en dégageait. Ce parfum était très certainement le meilleur de tous les sevrages et nul doute qu’en possession d’un tel médicament, Chuck se sentirait tout de suite mieux. Il était sûr que grâce à cette cure de désintoxication naturelle, l’alcool encore présent dans son sang disparaîtrait en un claquement de doigt. Chuck rêvait aussi de se noyer à l’intérieur de ce sillon prometteur en voyant ses fines veines bleuâtres comme un ciel d’été, qui ressemblaient beaucoup à un rassemblement de petits ruisseaux dessinés sur une carte au trésor. Cela aussi lui donnait envie de naviguer dessus avec sa langue et ses mains.

Tout ce qu’il avait sous ses yeux paraissait d’un moelleux sans égal et si agréable au toucher que le nœud qui retenait le col de la robe, situé derrière sa nuque et sous sa chevelure tentait de plus en plus le jeune homme. Le simple fait de s’imaginer défaire le nœud pour voir ces seins remarquables à l’air libre suffisait à Chuck pour ne plus penser à Stéphanie et à sa passion dévorante. Pourtant, d’habitude, Chuck était toujours prompt à parler de Stéphanie à ses amis et de la folle addiction qu’il avait pour son intimité, qu’il ne manquait pas d’explorer à chaque fois qu’il en avait l’occasion. Mais depuis qu’ils s’étaient séparés, il n’avait plus fait l’amour et là, devant cette vision paradisiaque, il se sentait guéri de son amour pour Stéphanie. Il restait complètement muet devant le médicament que représentait la poitrine opulente et incomparable de la divine Holly.

Pour la énième fois donc, Chuck réalisa que c’était bien l’observation de ces deux fruits mûrs de Holly qui était la cause principale de ses guérisons miraculeuses des lendemains de soirées. Aussi, pour rester en bonne santé, Chuck savait qu’il continuerait à reluquer Holly quotidiennement.


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